Musée en plein air
Un olivier planté à l'époque d'Abderramán II qui continue à produire des fruits
Aux abords de La Jana, dans une ancienne ferme près du puits qui donne son nom au lieu-dit, les oliviers sont visités comme des pièces de musée. En moins d'un hectare poussent 21 oliviers millénaires. On laisse la voiture au parking de l'entrée, où se trouvent des panneaux informatifs, et le parcours continue à pied, avec neuf panneaux signalant les exemplaires les plus remarquables.
Le plus notable est l'olivier n.º 117, la Farga du Pou del Mas. Selon la datation de l'Université Polytechnique de Madrid, il a été planté en l'an 833, sous le règne d'Abderramán II. Tout près se trouve le soi-disant olivier des couples, qui en 2014 a reçu le prix AEMO du meilleur olivier monumental d'Espagne.
L'emplacement n'est pas fortuit. La commune de La Jana réunit 970 oliviers millénaires en seulement 19,5 km², la plus forte densité de ces exemplaires. Le village est situé sur l'ancienne Via Augusta, et sur son territoire se conservent encore des miliaires et des vestiges de villas romaines.
Ces arbres sont parvenus jusqu'à aujourd'hui parce que pendant des siècles ils ont été la principale ressource de la région. En plus de l'huile, ils fournissaient du bois de chauffage et des feuilles pour nourrir les chèvres. La variété caractéristique est la farga. Son huile est douce, sent l'herbe fraîche, est sucrée au palais et pique à peine.
La ferme est privée et peut être visitée grâce à un accord entre son propriétaire et les institutions locales. Il est demandé de respecter les arbres : ne pas y grimper ni arracher de branches.